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La crise de 2008 a amené les états et les banques centrales à prendre des mesures exceptionnelles afin d’éviter l’effondrement de l’économie mondiale. Ces mesures ont inclus la création de monnaie digitale visant à racheter des dettes pour provoquer l’inflation et raviver l’économie.

Cette politique accommodante, ou en des termes plus vulgaires faire tourner la planche à billets, s’est poursuivie jusqu’à la veille de la pandémie du COVID19. Ainsi, de 2015 à 2018, en seulement 4 ans, pas moins 2600 milliards d’euros, soit l’équivalent du PIB français, ont été créés grâce au pouvoir démiurgique de la BCE pour être déversés dans les marchés financiers.

Si cette politique a pu endiguer la crise à court terme, pour autant elle n’a pas eu les effets escomptés pour ce qui concerne l’augmentation de l’inflation et la relance de l’économie. Bien au contraire, l’écart entre la croissance de l’économie réelle et du marché financier s’est continuellement accru, le surcroit de liquidité étant absorbé dans des bulles d’actifs spéculatives sans impact sur l’économie réelle.

Le cycle financier a pris la main sur le cycle économique.

Les taux d’intérêts étant restés au plus bas, proches de 0, et les déficits budgétaires s’accumulant avec des taux d’endettement records, l’état a épuisé ses marges de manœuvres monétaires et budgétaires, et s’est trouvé démuni pour répondre à la crise actuelle et faire des investissements productifs de relance.

L’exacerbation des inégalités, l’augmentation des impôts et les mesures économiques restrictives qui résultent de la politique monétaire accommodante ont détérioré le climat social et attisé les préoccupations au sujet de l’efficience du système de création monétaire actuel.

Face à cette situation, des économistes appellent à l’annulation de la dette détenue par la BCE afin de financer un nouveau plan de relance, une sorte de plan Marshall vert européen.

Si cette mesure n’est probablement pas un remède à l’addiction de la BCE à sa politique d’assouplissement quantitatif, et qu’elle n’est peut-être pas envisageable juridiquement, elle a le mérite de poser un débat autour des réformes des institutions et du projet européens.

  • Peut-on continuer à faire du déficit financé par la création monétaire indéfiniment ?
  • Qui va rembourser la dette publique accumulée et selon quelles modalités ?
  • Quel usage doit-on désormais envisager pour la dette ?
  • L’annulation de la dette détenue par la BCE est-elle suffisante ? est-elle juridiquement envisageable ?

Pour répondre à ces questionnements j’ai le plaisir de recevoir :

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